Cette lecture raciale tend à se généraliser à partir de 1941, Hitler lui-même, dans un discours devant le Reichstag, définit la Guerre de l'Est, comme l'aboutissement de ce conflit multiséculaire, présentant les unités engagées face à l'Armée Rouge comme successeur des Romains et des Germains alliés face aux Huns; au cours du conflit, il multiplie les assimilations entre les unités soviétiques engagées de plus en plus profondément sur le sol allemand et l'armée d'Hannibal menant des opérations sur le territoire de la République[69]. Alors que se cristallise un pôle de soutien aux idées de Günther, organisé dans le NSDAP autour de Himmler, Rosenberg et Darré, ces positions élitistes, suscitent l'opposition de la SA, proche des positions de Friedrich Merkenschlager. Selon les chercheurs de l'Ahnenerbe, cette organisation sociale spécifique aurait même constitué le révélateur de la présence de populations indogermaniques nordiques sur tous les territoires qu'ils étudient[27]. Ainsi, pour la période préhistorique, Julius Andree, de l'université de Münster, dirige la datation de matériaux datant du Paléolithique inférieur, découverts dans la vallée de la Somme, et aurait pour objectif de mettre en relation ces matériaux avec d'autres matériaux découverts à proximité des Externsteine, chers à Himmler. Le terme « indo-germanique » au sens d'« indo-européen » a été inventé par Conrad Malte-Brun, un géographe d'origine danoise ayant travaillé à Paris et publié en français. Dans la mythologie Germanique, nous retrouvons deux familles les Ases (Odin, Thor, Balder…) et les Vanes (Freya, Freys…). Le Schwarze Korps, journal de la SS, complète les thèses de Günther, en affirmant que, ayant, à la suite de mariages avec des populations aux cheveux de couleur brune, perdu la blondeur de leur chevelure, les Romains auraient été obligés soit de se décolorer les cheveux avec du safran, soit de porter des perruques blondes, fabriquées avec les cheveux d'esclaves germaniques[96]. Il s'affirme comme le défenseur et le partisan de l'idée de métissage racial dont serait issu le peuple allemand. 1000 ans après la fin de l’ère des Vikings , nous continuons d'être inspirés par la vitalité et l'émerveillement des mythes nordiques et des dieux qui les habitent. Les Indogermains auraient été originaires du Jutland et du nord de l'Allemagne et se seraient répandues sur le continent européen, de plus en plus loin du foyer originel, en Grèce et à Rome, par exemple. ( Déconnexion /  Les plus éloignés du berceau originel des populations indogermaniques nordiques auraient subi un mélange racial, une dénordification[118], qui leur aurait fait perdre, avec leur peau blanche, leur supériorité[115], et leur capacité à ériger et maintenir de empires étendus et durables[118]. Ces populations sont aussi liées dans leur appartenance aux peuples indogermaniques par une analyse du droit : les Indogermains se seraient dotés d'un droit patriarcal, comme les Chinois depuis l'époque de Confucius[116]. L'hypothèse de l'origine orientale de la civilisation est rapidement approprié par les Allemands : Hegel et Jacob Grimm par exemple, en proposent de nombreuses déclinaisons. Mais cette opposition entre Apollon et Dionysos se manifeste aussi dans la manière d'invoquer le dieu. En effet, le raciologue Otto Reche utilise la linguistique pour attester l'existence des Indogermains : pour lui, l'emploi du mot iris, pour désigner le contour de la pupille, ne serait pas anodin, puisque ce mot signifie également arc-en-ciel dans la langue originelle indogermanique. Cependant, l'usage de procédés déloyaux par les populations asiatiques ne remonte pas au règne de Vespasien, mais serait répandu depuis la plus haute Antiquité dans les populations phéniciennes. Dans les années 1930, Hermann Wirth, chercheur allemand, mais aussi acteur de la Westforschung, approche pluridisciplinaire visant à justifier de façon scientifique les prétentions allemandes sur des territoires français de plus en plus étendus[40], s'intéresse aux représentations du cairn de Gravinis et du tumulus de Glozel. Ce que nous appelons aujourd’hui la nature et la culture. Selon Hans Günther, surnommé « Rassengünther » (Günther La Race) par les SS, l'arrivée de populations indogermaniques nordiques sur un territoire se manifesterait par la coexistence de multiples influences artistiques. Richard Walther Darré, l'un des promoteurs du Generalplan Ost, dans son ouvrage La Paysannerie comme source de vie de la race nordique, présente ce rituel comme un moyen de recruter des colons pour fonder une autre cité, ceux-ci ayant été voués, dans des circonstances graves, au dieu Mars. Des régions entières, anciennement peuplées par des populations indogermaniques, doivent ainsi revenir au Reich. Durant ces mêmes années, Alain de Benoist reprend et précise ces thèses dans son ouvrage Vu de Droite, faisant des populations habitant le Nord de l'Europe les ancêtres des Indo-européens; pour étayer ses affirmations, il prend soin de s'appuyer sur les ouvrages de l'anthropologue collaborationniste Georges Montandon, sur ceux de l'écrivain néofasciste Giorgio Locchi, tandis que le pasteur néonazi Jürgen Spanuth défend la thèse de l'origine nordique des civilisations précolombiennes[141]. Le peuple indogermanique nordique est un peuple originel mythique des populations allemandes. Cette opposition entre les Indogermains et les Orientaux découlerait de deux modes de vie différents, de deux Weltanschaungen différentes[54]. Même si certains de ses aspects peuvent sembler bizarres aux lecteurs modernes que nous sommes, nous pouvons y reconnaître la quête de l'humanité de vivre sa vie en présence d’êtres supérieurs et sacrés. Nous retrouvons des elfes, des nains (kobold, erkling…) , des fées (Berchta…) et des changelings. En effet, Merkenschlager part du postulat inverse : la recherche de la pureté de la race est mortifère pour le peuple allemand et seule une politique de métissage judicieusement organisé est en mesure de protéger le sang allemand au sein d'une population renouvelée[79]. En effet, celui-ci, dans son Histoire culturelle de l'Humanité, admet le principe de l'existence des races humaines, des inégalités de celles-ci les unes par rapport aux autres, inégalités qu'il formula en termes de « races actives » ou « dynamiques » et de « races passives », les premières, représentées par la race germanique, viriles et belliqueuses, domineraient les secondes, paresseuses et faibles et dont la race sémite serait l'archétype[5]. Dans la conception nazie du monde, les deux races adverses seraient la race aryenne, indogermanique, nordique et la race juive, sémitique, orientale[51]. La présence ancienne de populations indogermaniques sur certains territoires fait aussi l'objet d'échanges acrimonieux entre ces chercheurs. De même, Himmler veiller à ce que les fêtes chrétiennes retrouvent leur caractère originellement païen supposé[124]. Ainsi, toutes les grandes civilisations humaines depuis l'Antiquité se seraient épanouies grâce à l'installation de populations indogermaniques conquérantes, seules capables, selon les raciologues nazis, de conquérir et de maintenir des empires, permettant ainsi la création d'œuvres durables[115]. À la suite des succès allemands en Europe occidentale, la recherche archéologique allemande utilise tous les moyens à sa disposition pour fixer les frontières futures du Reich grand-germanique, alors appelé à sortir victorieux du conflit[126]. La visibilité académique de la thèse nordiciste incite ses promoteurs à développer une vision de ce peuple hypothétique, propice à de multiples recherches qui se veulent scientifiques. J.-C. en Europe du Nord, foyer originel des populations indogermaniques, et affirme que sa diffusion dans l'Ancien Monde aurait suivi l'essor territorial et colonial des Indogermains[101]. Corollaire du Ver sacrum victorieux, selon Darré, la prise de possession du sol se double de la réduction en esclavage des populations autochtones, selon le modèle spartiate[19]. Celui intitulé Der Untermensch (Le sous-homme) propose une illustration inspirée de l'Apocalypse : trois cavaliers, synthèse graphique des représentations des Huns, des Tatars et des Hongrois cruels et laids chargent des femmes et des enfants. L'histoire de l'Europe est ainsi revisitée avec le prisme déformant d'une histoire raciale : à la suite des affirmations de Hitler, un fascicule de formation du Parti national-socialiste des travailleurs allemands de 1942 affirme que les Indogermains auraient été poursuivis par « 6 000 ans de haine juive »[32]. Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications. Les recherches de ce dernier l'amènent à travailler sur des sites « germaniques » avérés et lui permettent de fixer, sur le cours inférieur de la Seine et le coude de la Loire, la frontières raciale, là où se seraient arrêtées les vagues préhistoriques et protohistoriques de migration indogermanique[112]. La chasse fantastique, chasse galerie ou chasse nocturne est une manifestation d’esprit, qui se caractérise par un bruit assourdissant dans les airs. De même que Caton a appelé à la destruction raciale de Carthage, Tullus Hostilius aurait mis un terme à la présence étrusque à Rome, cause de dépravation physique et morale du peuple romain, en instaurant la République[65]. Les Vikings n'étaient pas seulement des explorateurs et des guerriers, mais aussi des agriculteurs, des commerçants, des poètes et des musiciens. Pour moi, l'odinisme sonne comme si vous croyez ou priez un seul Dieu, ce qui n’est pas du tout en rapport avec la « précédente » philosophie viking. Il l'utilise dans son Précis de la géographie universelle (1810) et est censé englober les langues indo-européennes dans leur répartition géographique sur le continent eurasien: avec l'indien comme la langue située le plus au sud-est et le germanique (islandais) comme le groupe linguistique indo-européen le plus au nord-ouest[3],[4]. Se souvenant opportunément de la tardive annexion de la Franche-Comté au Royaume de France en 1678 et de sa population burgonde, les raciologues nazis justifient par leur passé germanique l'annexion au Reich de la Franche-Comté et l'octroi d'une forte autonomie à la Bourgogne, préalable à sa regermanisation. Rosenberg situe son apparition vers 3000 av. Selon Wirth, les cultes indogermaniques originels seraient ordonnés autour d'une cosmologie solaire et de l'interprétation symbolique des différentes positions du Soleil au fil de l'année[41]. Son concurrent pour le contrôle de l'archéologie dans le Reich, Alfred Rosenberg, ordonne quant à lui l'examen de restes osseux conservés dans les musées français et belges pour établir l'appartenance raciale des fossiles. Les populations indogermaniques nordiques, les Doriens et les Germains, auraient privilégié une installation champêtre, durable, laissant les villes aux populations déjà installées[18]. Tant au sein de la SS qu'au sein des autres institutions du Reich, la réserve caractérise l'accueil de cette thèse[14]. Pour les Vikings, le monde tel qu'ils l'ont trouvé était enchanté. Hans Günther, dès 1934, expose lui aussi sa vision de la religiosité nordique ; pour lui, la proximité entre les dieux et les hommes constitue la principale caractéristique de la religion nordique, dans le cadre d'une religion tolérante et non prosélyte[39]. Dans son discours, Göring affirme que le Spartiate s'est sacrifié afin de donner aux Grecs le temps de regrouper leurs forces afin de vaincre les Perses. ♦    Le peuple peuple : connu dans la totalité de l’Europe. Paiements en ligne gérés par Stripe & Paypal 100% Sécurisés. Elle représente l'ensemble des histoires religieuses qui donnaient un sens à la vie des Vikings. Vous le savez, les différentes façons dont les peuples expliquent la création du Monde et de la Vie, autrement appelées cosmogonies, sont tout à fait passionnantes. Certains chercheurs s'intéressent aussi à d'autres types d'indices pour remonter le temps à la recherche des Indogermains originels. Le fidèle étant l'égal du dieu qu'il vénère, il n'a pas non plus besoin d'un intermédiaire entre son dieu et lui; la hiérarchie ecclésiale constitue, aux yeux de Günther, une preuve de plus du caractère attestant le caractère oriental, « désertique », du Christianisme[35]. ♦    la chasse fantastique : connu dans beaucoup de région d’Europe (origine celtes, germanique et scandinave) et aussi au Canada. À la recherche du foyer originel des populations indogermaniques, ses fouilles sur Gavrinis sont envisagées dans la perspective de préparer d'autres campagnes de recherche en Scandinavie, campagnes devant aboutir à la mise en lumière des éléments utiles à l'écriture d'une histoire des peuples européens primordiaux[106],[41]. ♦     La chanson des Nibelungen  : est une épopée médiévale (XIIIéme siècle) contant une histoire avec des nains (les nibelungen), un trésor, une siréne (la Lorelei) et un héros. Popularisé par l'orientaliste d'origine prussienne Julius Klaproth, le terme « indogermain » est utilisé pour mieux décrire le groupe linguistique précédemment appelé « scythe ». Les archéologues allemands identifient quatorze de ces vagues[12]. D'autres, encore, notamment Hermann Wirth, s'intéressent aux représentations laissées sur les pierres de tumulus situés en France, celui de Glozel, celui de Gravinis, ou encore les mégalithes bretons, et tentent d'en déduire la nature de la religion des peuples indogermaniques-nordiques originels. Selon Darré, cette concordance temporelle entre le ver sacrum romain et la période de migration au sud de la Suède démontre l'origine nordique et indogermanique des populations italiques qui ont fondé Rome. L'idée d'une origine indienne des peuples de l'Europe occidentale connaît un rapide succès sur tout le continent européen et plus spécifiquement dans les pays de langue allemande, fortement marqués par une longue présence militaire et politique française[2]. Les protagonistes de ce débat voient tous l'avenir du peuple allemand dans la réalisation du Reich national-socialiste, et chacun tente d'imposer au sein du NSDAP la doctrine la plus à même de faciliter l'édification du nouveau Reich[83]. Le cœur de cette religion était ce que nous appelons aujourd'hui la "mythologie nordique". Himmler n'est pas le dernier des responsables nazis à spéculer sur une nordicité s'étendant sur l'ensemble du continent européen. ♦     Jötunn, géants dans la genése scandinave. Durant les années 1920 et 1930, les spéculations sur l'origine atlante des populations aryennes sont nombreuses, encouragées par Himmler en personne, l'archipel de Heligoland revenant à de nombreuses reprises dans ces réflexions[15]. Terre et Peuple Accueil; Vidéos TP; Terre et Peuple Résistance Identitaire Européenne. ce combat doit aussi permettre de mettre un terme aux victoire partielles, temporaires, que ce soit celles d'Alexandre, de Caton l'Ancien, d'Auguste, de Titus ou d'Hadrien : la défaite militaire et politique de l'ennemi asiatique s'est accompagnée de sa victoire raciale, la victoire ne se soldant pas par la destruction du peuple vaincu[138]. Divinité nordique, les plus importantes à retenir ! Dans le cadre de cette recherche de la religiosité originelle des Indogermains, Himmler ne cache pas sa fascination pour les moines tibétains, descendants supposés de populations indogermaniques ayant émigré en Asie durant la Préhistoire, et fait étudier les rapports entre l'Homme et l'animal en Inde et au Tibet, afin d'éclairer la parenté entre les Tibétains et les Allemands[43]. Les chrétiens ont diabolisé les Vikings à l'époque viking, tout comme les médias d'aujourd'hui qui ne font pas beaucoup mieux…. D'après les Pangermanistes, le Comté de Bourgogne doit revenir au Reich. En 1937, l'inauguration de la Maison de l'art allemand fournit une occasion d'évoquer « deux mille ans de culture allemande » lors d'un défilé qui annexe à la culture allemande la culture antique gréco-romaine[119]. Selon lui, les territoires grecs auraient connu au moins deux vagues de migrations et d'installations de populations indogermaniques, vagues d'installation confirmées selon lui par de nombreuses traces archéologiques. En 1940, un corpus de textes, intitulé Mort et Immortalité, propose implicitement un inventaire des peuples supposément indogermaniques : des Eddas à Alfred Rosenberg, en passant par Homère, des textes brahmaniques à Nietzsche en passant par Cicéron et Maître Eckhart, ces textes compilés embrassent l'Ancien Monde dans sa quasi-totalité. La validation de la politique raciste et antisémite ne constitue pas la seule utilisation du mythe fondateur des Indogermains, nordiques, par le Troisième Reich. Des impératifs stratégiques sont aussi mis en avant pour la réalisation de ces projets : le 30 décembre 1942, le seuil de Bourgogne est promis à un avenir germanique par le Völkischer Beobachter. La proximité des lieux dans lesquels cette civilisation s'est épanouie et les lieux où sont apparus les Celtes incitent les chercheurs allemands à émettre l'idée que les Proto-Celtes, et donc leurs descendants, les Celtes, seraient des Indogermains issus d'une ancienne vague de peuplement indogermanique. J.-C. et la migration des populations doriennes vers 1200 av. 2 min de lecture. Rapidement, par son prestige auprès des chefs nazis, par ses très nombreuses publications et par l'acharnement avec lequel il expose ses idées, il impose sa thèse de l'origine nordique de tous les peuples conquérants. Originellement consacré à la recherche de preuves de la supériorité de la race aryenne, l'Ahnenerbe propose, à la demande de Himmler, des interprétations conformes à la vulgate nordiciste des matériaux mis au jour lors de campagnes de fouilles[94]. La croix celtique, telle qu’elle est représentée dans certains pays comme l’Irlande par exemple, peut être considérée comme un des... Parmi les nombreux symboles des anciens Celtes, le triskel (triskelion, triskell, triskèle). Se basant sur l'idée qu'il est possible de localiser les populations les plus anciennes à partir de l'étude des traces laissées par leurs successeurs, Kossinna développe l'idée que les matériaux archéologiques constitueraient les traces les plus pertinentes de l'extension des groupes humains, c'est-à-dire raciaux, originels[88]. Le peuple le plus connus est bien entendu les Vikings, il ne faut pas néanmoins oublier les Anglo-Saxons, les tribus germaniques et bien d'autres petits groupes. © 2020 Viking Legends. Peuple de Russie Créateur de la page Les solutions et les définitions pour la page peuple scandinave associé à la mythologie nordique ont été mises à jour le 07 août 2020, quatre membres de la communauté Dico-Mots ont contribué à cette partie du dictionnaire Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Dans les années 1930, fasciné par les moines bouddhistes, érigés pour l'occasion en descendants des conquérants nordiques du plateau tibétain, Himmler envoie une expédition au Tibet. Si il est si difficile d’avoir des informations sur les mythes et légendes Nordique, c’est que les nordiens avaient l’écriture mais il s’en servait que pour dire des choses importantes à leurs yeux. Pour les chercheurs nazis, les Indogermains étaient une race supérieure qui englobait les populations autochtones qu'elle rencontrait au fil de son expansion territoriale. Selon ces chercheurs, l'organisation sociale des populations nordiques, si elle est précisément définie, ne repose pas sur un droit écrit, la norme venant du Volk[28]. Ces derniers, issus de « bâtards raciaux »[31], représentent, selon le Reichsführer SS, une très grande menace qui pèse sur le peuple allemand, la seule qui puisse s'opposer victorieusement aux objectifs du Volk germanique[30] : en 1942, Himmler se livre d'ailleurs à un examen racial de Gengis Khan, affirmant qu'il était grand et roux, deux caractéristiques physiques censées attester de son ascendance germanique[31]. Puis, les Grecs, rameau de la race indogermanique nordique, essuient une sévère défaite raciale face aux populations asiatiques durant la période hellénistique[N 3],[61]. Pour autant, leur religion et leurs mythes n'ont pas fait l'impasse sur le sordide, les conflits et l'injustice de la vie terrestre. La raciologie et plus spécifiquement l'un de ses promoteurs, Hans Günther, dresse assez rapidement un inventaire des peuples dolichocéphales, donc indubitablement indogermaniques selon Günther, et des territoires que ces derniers ont occupés[96]. Ces histoires contaient des récits sur les dieux, de Odin à Thor tout en passant par des personnages comme la déesse Freyja. Odin est l'Allfather des dieux nordiques et le chef des Asgards. En Islande, on a tendance à l'appeler Ásatrú, au Danemark, on l'appelle aussi Á ou Ásatrú et Vanatrú, je l'ai même entendu s'appeler Odinisme aux États-Unis, ce qui ne me plaît pas personnellement. Les récits mythologiques ne constituent pas les seules sources utilisées dans la quête vers ce peuple originel. Ils sont les seuls chefs capables, aux yeux du Reichsführer SS, de mener les Indogermains à leur perte car, possédant des caractères raciaux nordiques[32]. ♦     Iduunn, gardienne des pommes de jouvence. Selon Heinrich Himmler, certains de ces princes auraient été appelés par des populations non indogermaniques nordiques, pour en être les chefs, et se seraient noyés dans ce que Himmler appelle « ce chaudron de peuples composés de millions de sous-hommes »[30]. Dès les prémices de rédaction de Mein Kampf, Hitler, et à sa suite les penseurs nazis, ne se préoccupent pas de démêler le vrai du faux dans leur conception du monde : aussi, une fois au pouvoir, disposent-ils des moyens d'imposer une vision de l'histoire conforme à leurs idées[92]. En Europe centrale (Germanie),  en Europe du Nord (Scandinavie) et sur les îles britannique, vivaient des peuples qui priaient pour un panthéon de Dieux et croyaient aux esprits de la nature (elfes…). Ainsi, dans les années 1960, à la suite de Jean Haudry, les tenants de ces thèses font la synthèse entre les idées de Kossina et celles de Günther[140]. La religion nordique ancienne (ou paganisme nordique) recouvre l’ensemble des croyances et des pratiques religieuses des peuples scandinaves, des origines à l’âge du bronze, jusqu’à l’ère Viking, de 800 à la christianisation autour de l’an 1000.Ces croyances sont sans prêtres, ni dogmes, ni lieux de cultes. ♦     Ymir, géant dans la genése scandinave. En effet, selon les intellectuels promoteurs de l'idée nordique, Günther, Claus, Hauer, les religions constituent une expression de la race et de la biologie raciale[35]. Ces derniers nous ont permis d'avoir une meilleur compréhension de leur religion, ainsi que pour les autres peuples germaniques. Ainsi, lors de l'invasion de la Grèce, présentée comme une vieille terre indogermanique irrédentiste, en 1941, la conquête est justifiée par la nécessité de raviver la présence indogermanique dans ce pays. En dépit de la défaite du Reich en 1945, les théories nordicistes exercent sur une frange intellectuelle une certaine influence jusqu'à aujourd'hui. Les arguments exprimés tardivement par Goebbels reprennent les conclusions exprimées plus précocement : tous les chercheurs et hommes politiques nazis s'accordent ainsi pour considérer les guerres menées par Vespasien et Titus comme un tournant dans la lutte menée par les Indogermains contre les Sémites. Ainsi, les linguistes et les promoteurs de l'ancêtre indogermanique admettent l'hypothèse de base d'une langue originelle constitutive de l'idée de l'existence d'un peuple indo-européen, conquérant originel; ce peuple originel aurait pu assumer la mission civilisatrice d'étendre sa domination sur le continent eurasiatique. Ainsi, selon Rosenberg, ces deux mêmes adversaires s'affronteraient depuis le fond des âges. La Préhistoire ne constitue pas le seul champ de recherches, la Protohistoire et l'Histoire sont aussi sollicitées pour attester de la présence de populations indogermaniques sur les territoires à annexer. La mythologie scandinave a tenu bon, à cause des conditions climatiques et de la géographie des lieux. De même, selon Joseph Vogt, coordinateur d'un ouvrage collectif publié en 1943, les Guerres puniques deviennent une confrontation raciale entre Rome, cité indogermanique, et Carthage, cité phénicienne, donc sémite : les conflits entre Rome et Carthage apparaissent à ses yeux comme des guerres d'extermination raciale[64]. Les différences se sont-elles faites avec le temps ou par un lissage culturel ? La mythologie nordique est polythéiste, ce qui signifie adorer plusieurs dieux et déesses. Les chercheurs nazis, directement inspirés par la vision de Gustaf Kossinna[25], posent le postulat d'une société indogermanique nordique profondément inégalitaire[26], comme semblerait le confirmer la découverte de « tombes princières » au centre de l'Allemagne. Inscris-toi pour recevoir les derniers articles de blog, les meilleurs offres et bien d'autres encore... Avant la christianisation au moyen-âge des peuples scandinaves, les vikings pratiquaient leur propre religion païenne. ( Déconnexion /  J.-C., les premières vagues de migrations indogermaniques nordiques auraient été attestées en Afrique et en Mésopotamie, les Mèdes, les Perses et les Hittites appartenant, selon Wilhelm Frick, au rameau indogermanique, mais également les Sumériens[22]. De plus, sur la base de matériaux archéologiques, de nombreux peuples de l'Antiquité furent supposés appartenir au rameau indogermanique, comme les Celtes, les Baltes, les Grecs ou les populations germaniques contemporaines[12]. Ainsi, Karl Kynast, philosophe et historien de l'art, oppose en 1927 deux dieux de la mythologie grecque : le premier, Apollon étant présenté comme un dieu nordique de la lumière, de l'intelligence et de la maîtrise, et le deuxième Dionysos qui serait un dieu asiatique de la nuit et de la transe[45]. L'ensemble de ces populations, soi-disant racialement apparentées aux peuples germaniques, devrait naturellement s'intégrer au Reich, qui de grand allemand, devient grand-germanique : selon Himmler, promoteur de ces idées à partir de 1938, le modèle à suivre pour l'intégration de ces populations se trouve dans les modalités de mise en place du Reich autour de la Prusse, le Reich grand-allemand (intégrant l'ensemble des populations allemandes) jouant un rôle proche de celui de la Prusse dans le processus d'unification des populations nordiques (ou germaniques) établies sur le continent européen[113].